Portraits des lauréates

Chaque semaine, découvrez ici le nouveau portrait d'une lauréate ou de notre Allié des femmes 2019.

Sommaire

Francine Grimaldi

Francine Grimaldi, la « vadrouilleuse » de Radio-Canada, a pavé la voie à nombre de chroniqueurs et journalistes culturels, au cours d'une riche carrière.

Francine Grimaldi est née à Montréal en 1944. Fille du chanteur et directeur de théâtre Jean Grimaldi, elle grandit dans l’univers du spectacle. À l’âge de 3 ans, elle monte déjà sur la scène pour jouer dans les pièces écrites et dirigées par son père. Elle devient ensuite recherchiste et chroniqueuse culturelle à la radio et à la télévision de Radio-Canada.

De 1975 à 1997, on l’entend tous les matins à la radio de Radio-Canada aux côtés de Joël Le Bigot ; une complicité qui s’est poursuivie de façon hebdomadaire jusqu’à sa retraite, en juin 2019. En parallèle, elle incarne des rôles mineurs dans divers films québécois et signe des chroniques dans la presse écrite. Cette boulimique de culture a grandement contribué au rayonnement de la vie artistique dans la métropole québécoise.

Crédit photo Éric Labonté

Emily Paige et Archita Ghosh

Emily Paige et Archita Ghosh sont amies, collègues, alliées et co-fondatrices de ED Films, un studio d'animation et fabricant d'outils numériques primé partout dans le monde.


Emily Paige

Une des propriétaires et productrice créative au studio d’animation primé et fabricant d’outils numériques primé à l’échelle internationale E*D Films, Emily est la visionnaire et la force motrice derrière toute l’animation linéaire longue et courte du studio, du XR, des expériences immersives, de la production en temps réel et des outils techniques de création. « Giant Bear » coproduit avec Taqqut Productions, « Monster Fish » de National Geographic, « Let There Be Light » de EyeSteelFilm, FLEE VR de Sun Creature Studios, le PSD au 3D plug-in ne sont que quelques-uns des projets qu’elle a mis en marche, produit et achevé avec succès. Sous la direction d’Emily, le studio a reçu un prix Webby, un prix international ARTE Pixel et plus de 130 autres récompenses dans des festivals comme Fantasia, Regard, le Festival international du film d'animation d'Annecy et son Marché (MIFA), Ottawa International Animation Festival, et le Toronto International Film Festival. Elle est heureuse de diriger les diverses productions créatives et techniques d’E*D Films, qui comprennent notamment le long métrage « Elemented » en cours de développement, le court métrage « Hairy Hill » en cours de production et de divers outils numériques accessibles et abordables, comme des plug-ins, des scripts, des codes sources ouverts et des ressources téléchargeables pour  artistes, animateurs et réalisateurs de films.

En apprentissage constant toute au long de sa vie et possédant une expertise non seulement en narration, mais aussi en cinématographie, Emily parle couramment le français et l’anglais et est souvent invitée à des événements créatifs et techniques à travers le monde en tant qu’orateur, panéliste, ou juge. L’équipe E*D Films lui permet occasionnellement de quitter le studio.

 

Archita Ghosh

Archita Ghosh est l’une des propriétaires et productrice exécutive à E*D Films, un studio d’animation et un fabricant d’outils numériques de Montréal qui a été primé à l’échelle internationale. Elle apporte sa créativité via sa stratégie d’affaires,  et a largement fait ses preuves au vu de la croissance florissante d’E*D Films depuis qu’elle a rejoint l’entreprise en 2013. Elle a travaillé avec les Fond des médias du Canada, le Conseil national de recherches Canada, la Société de développement des entreprises culturelles, le Centre de développement et de recherche en imagerie numérique, et bien d’autres, afin de développer de nombreux projets d’animation, de XR, d’immersion et d’outils numériques d’E*D Films. Sous sa direction financière, l’équipe très talentueuse d’E*D Films a réalisé de nombreux courts métrages, dont « Giant Bear », « Monster Fish », des segments d’animation pour des longs métrages élogieux  comme « Let There Be Light » et « Blood Quantum ». Elle a également  lancé une boutique en ligne prometteuse sur le plan commercial, où sont disponibles  les outils de création uniques du studio, comme les scripts, les plug-ins, les codes de source ouverts ainsi que les ressources téléchargeables pour  artistes, animateurs et réalisateurs de films.Le court métrage « Hairy Hill » et le long métrage « Elemented » d’E*D Films ne sont que quelques-uns des produits du studio qu’elle fait avancer avec enthousiasme.

Parlant couramment l’anglais, le français, le bengali et l’espagnol, Archita est souvent invitée à prendre la parole lors d’événements créatifs, commerciaux et techniques à travers le monde entier. Elle a une place au Conseil d’administration de l’Institut Canadien du film, et est une coach à HEC Paris, école de commerce. Ses 20 ans et plus d’expérience internationale en tant qu’ingénieure lui ont été utiles à ce dernier passage dans le monde de l’animation.

Crédit photos Myriam Baril-Tessier 

Marc Beaudet

Au cours de sa carrière, Marc a produit des centaines de projets numériques au sein de secteurs variés : culture, éducation, jeu vidéo, média et divertissement, santé, etc.  En 2002, il a co-fondé Turbulent avec Benoît Beauséjour. L’entreprise est dirigée par un comité de direction paritaire.

De plus, les femmes occupant des poste de programmeurs représentent le double de la moyenne de l’industrie. À ce jour, Turbulent a complété plus de 260 projets et gagné plus d’une centaine de prix. Le projet Star Citizen et le site Web Roberts Space Industries ont été salués par le Guinness Book of World Records 2015 comme l’initiative socio-financée la plus performante.  Très engagé dans l’industrie et la communauté, Marc a présidé Xn Québec de 2008-2015, a été vice-président du Conseil d’administration de l’INIS de 2010 à 2018 et a aussi été le webmestre de la Fondation Mira de 2001-2016. En 2017, Marc a été honoré par Artistri Sud pour sa contribution à l’Entrepreneuriat Féminin.

Lucille Veilleux

Depuis 13 ans, Lucille Veilleux met au service du Wapikoni mobile une vaste expérience en production, en droit et en gestion d’organisme culturel. Son travail inlassable et sa vision stratégique ont contribué à assurer la stabilité financière et le développement de cet organisme autochtone cofondé par Manon Barbeau.

Membre du Barreau en 1979, elle pratique quelques années et dirige les productions Vent d’Est. Sa filmographie comprend les premières œuvres de fiction de Jeanine Gagné, Robert Cornellier et Roger Cantin (L’Objet, prix Gémeaux 1987), ainsi que de nombreux documentaires dont les plus marquants sont La guerre oubliée de Richard Boutet etLa Turlute des années dures, de Richard Boutet et Pascal Gélinas (Prix du Meilleur film québécois 1983 décerné par l’Association des critiques de cinéma).

En 1987, elle devient Directrice générale adjointe du Programme français de l’ONF où elle a entre autres, consolidé l’Aide au cinéma indépendant (ACIC) et mis sur pied le concours ‘’Cinéaste autochtone recherché-e’’ et un programme de formation innovant visant à augmenter la représentation des femmes dans les métiers du cinéma. En 1997, elle se joint à l’équipe des programmes documentaires au Canal D, et en 1999, elle est nommée directrice générale du cinéma et de la télévision de la SODEC.

À partir de 2002, elle réalise divers mandats pour des centres d’artistes et des organismes culturels, elle met en œuvre le premier Forum sur le développement de l’industrie du doublage au Québec, elle est productrice conseil et productrice associée de plusieurs films, dont Ce qu’il reste de nous d’Hugo Latulippe et François Prévost et Visionnaires planétaires de Sylvie van Brabant. Tout au long de sa carrière, elle a fait du mentorat auprès de la relève et s’est impliquée activement dans le milieu du cinéma indépendant. Depuis 2006, Lucille Veilleux est responsable du financement, des partenariats et des affaires corporatives au Wapikoni mobile, et en 2015, la Commission des droits de la personne et de la jeunesse lui a décerné un prix Hommage pour souligner son engagement envers la justice sociale et l’avancement des droits des Autochtones.

Crédit photo Émilie Hébert-Larue

Josette D. Normandeau

Présidente et productrice de Idéacom International, Josette D. Normandeau est une entrepreneuse active dont les nombreuses réalisations et l'expertise lui ont ouvert les portes du monde entier. Elle est également impliquée dans son industrie, afin de promouvoir et développer la production indépendante.

Chef d’entreprise dynamique, visionnaire et passionnée par le monde des affaires, les enjeux internationaux et la culture, Josette occupe divers postes au sein de conseils d’administration et de comités consultatifs de l’industrie culturelle et de l’éducation, et contribue ainsi au développement de la production indépendante. Depuis 2008, membre du Conseil d’administration de l’AQPM, elle est nommée Présidente en 2019. Elle également membre du conseil d’administration du CMPA (Canadian Media Producers Association), membre du CA de l’Université de Sherbrooke, son alma mater et a agi de 2007-2012 comme Titulaire – Comité pédagogique au Programme documentaire (2007–2012) à l’INIS.

Après des débuts comme journaliste radiophonique et animatrice de programmes d’affaires publiques à Québec, elle est recrutée par New England Audio à Boston où elle s’installe pendant huit ans. Elle collabore au développement de concepts inédits de mise en marché d’environnements vidéo et multimédia haut de gamme. De retour au Canada, elle est nommée directrice exécutive de la Conférence des chambres de commerce de l’Union européenne au Canada, avant de rejoindre Inforum – World Trade Centre – Montréal. En tant que PDG, son mandat est de lancer et faire connaître cette organisation qui promeut le commerce international, et accueille des missions commerciales étrangères.

En 1994, recrutée par Idéacom comme VP, Développement international, elle est l’une des premières à utiliser le Web comme prolongement des programmes audiovisuels. Elle siège alors sur plusieurs comités gouvernementaux qui établissent la réglementation de ce nouveau média. En 2000, nommée présidente de Idéacom international, Josette continue de renforcer le positionnement de l’entreprise à l’international. En résulte de nombreuses coproductions « blue chip », axées sur la science, la santé, la société et l’histoire. Elle coproduit, entre autres, la série phare Apocalypse la 1ère Guerre mondiale (6 millions de téléspectateurs par épisode sur France 2, diffusée dans plus de 160 pays à travers le monde, et notamment sur National Geographic, Discovery USA, TV5 Québec Canada), Aliens des fonds marins (CBC, France Télévisions) et Voyage des Continents (Discovery, Radio-Canada, ARTE.

En 2017, anticipant les changements profonds qui s’opèrent avec la percée des nouvelles chaînes de diffusion continue, elle signe un partenariat stratégique avec Cineflix Media inc., un groupe influent sur le marché international implanté à Toronto, NYC, Londres, Dublin et Montréal. Ce partenariat stratégique est l’opportunité de consolider la présence, déjà privilégiée, d’Idéacom sur ce secteur.

Son expertise en coproduction internationale et transmédia en fait une conférencière recherchée. En 2013 et 2014, elle est invitée à intervenir à l’Assemblée nationale française sur Comment raconter l’Histoire 10 ans plus tard ? En 2015, elle fait une tournée en Nouvelle-Zélande en tant que productrice, à l’invitation du French Fest, et représente le Canada au BAM (Bogota Audiovisual Market), en Colombie.

Invitée à participer à plusieurs missions commerciales et sommets officiels, notamment la visite présidentielle de François Hollande au Canada en décembre 2014, elle signe un accord bilatéral exceptionnel entre Idéacom international et Réseau Canopé, l’organisme de diffusion de la pédagogie en France, pour développer des outils numériques éducatifs. Elle participe également à la création du Lab Emergence, une initiative d’arts numériques France / Canada qui s’est tenue au Banff Center en 2014, 2015 et 2016. En 2014, la France lui décerne le titre de Chevalier de l’Ordre des Arts et Lettres. L’année suivante, elle est nommée Ambassadrice de l’Université de Sherbrooke, Littérature et Sciences Sociales, et finaliste du prix Femmes d’affaires du Québec.

Crédit photo Sandra Larochelle pour le Fonds des médias du Canada

Dominique Fortin

Dominique Fortin est une monteuse montréalaise dont l'ensemble de l'oeuvre représente plus de 50 longs métrages, documentaires et téléséries. Plusieurs de ses collègues la qualifient de monteuse intuitive et créative, avec un sens inné du storytelling. Dominique dit de son métier qu'il est le plus beau du monde.

C’est à l’ONF dans les années 80’ alors qu’elle participe à un atelier de cinéma organisé par le Studio D, qu’elle fait la rencontre des cinéastes Josée Beaudet, Gilles Carle, Mireille Dansereau, Jean-Claude Labrecque ainsi que du grand monteur Werner Nold qui la prend sous son aile. Tous ont été de grandes influences dans la jeune carrière de Dominique. Plus tard, Jean-Claude Labrecque lui confiera les films documentaires 67 Bis Blvd Lannes, André Mathieu musicien, et Les compagnons de St-Laurent, tandis qu’avec Mireille Dansereau elle fait le montage de Les Seins dans la Tête et avec Magnus Isacsson du film Uranium.

Elle oeuvre à l’international depuis 1995; Los Angeles, New York, Londres, Paris, Berlin, Budapest, Munich ainsi qu’à Sidney avec des réalisateurs tels Istvan Szabo (Sunshine), Jessica Hobbs (Answered by Fire), John Duigan (Head in the Cloud), Philipp Stölzl (The Expatriate) et bien sûr avec son grand complice de toujours, Roger Spottiswoode pour Hiroshima et Tomorrow never dies. À ce jour, Dominique est la seule femme, dans la longue histoire des 007 JAMES BOND, à avoir occupé le poste de chef monteuse, en 1997.

Sa contribution à plusieurs productions lui vaut la reconnaissance de la critique et de ses pairs. En 1996, elle est récompensée par le prix EDDY de l’American Cinema Editor, ainsi que d’une nomination aux Prix Emmy pour le film Hiroshima réalisé par Roger Spottiswoode. En 2004, elle reçoit le prix canadien Genie Awards du meilleur montage pour Head in the Clouds de John Duigan et en 2014 le Prix Jutras pour le film La Grande Séduction de Jean-François Pouliot. En 2018 elle reçoit le Prix IRIS pour le film Chien de Garde de Sophie Dupuis.

Son travail lui a surtout permis de collaborer et avec des cinéastes canadien et québécois de grand talent tels Don McKellar, Charles Binamé, Léa Pool, Sébastien Rose, Michel Monty, Maryanne Zéhil, Louis Choquette et Patrice Sauvé.